"J'ai toujours été inquiet. C'est pour cela que j'ai reformulé les dimensions des meubles utilisés au Brésil, ils n'étaient pas confortables. J'ai défendu avec ardeur l'artisanat contre l'industrialisation qui rabaissait le mobilier."

Joaquim Tenreiro est né au Portugal en 1906. Après un premier voyage; il s’installe définitivement au Brésil au 1928 et s’inscrit aux cours de dessin du Lycée littéraire portugais de Rio de Janeiro. Durant ses études, le jeune Tenreiro travaille comm un apprenti dans une petite menuiserie de quartier afin de subvenir à ses besoins. A la fin de ses études en 1933, il est engagé par Laubisch and Hirth, une des plus traditionnelles fabriques de meubles classiques de la ville. Rapidement lassé par le classicisme et le manque de vision des propriétaire à propos du modernisme européen, Tenreiro quitte Laubisch and Hirth et rejoint comme chef de projet la fabrique de meubles Leandro Martins en 1936. Ses anciens employeurs, enfin conscient de la révolution moderniste, lui propose en 1941 de revenir chez Laubisch and HIrth en tant que designer de meubles. En 1942, Laubisch and Hirth doit fournir les meubles d’une résidence dessinée a Cataguases (Minas Gerais) par Oscar Niemeyer et Joaquim Tenreiro est en charge du projet. Fort du succès rencontré par ses créations, aujourd’hui considérées comme un des marqueurs du mouvement moderniste brésilien, Tenreiro quitte Laubisch and Hirth avec un de ses collègues et fondent Lagenbach e Tenreiro en 1943. Installés dans une petite fabrique de la rua da Conceiçao dans le centre de Rio, les deux associés dessinent et produisent le mobilier de nombreuses résidences modernistes de la région de Catguases et de Juiz de fora. En 1947, ils ouvrent leur première boutique en plein Copacabana et rencontrent un franc succès auprès de l’élite de la capitale brésilienne. En 1953, Lagenbach quitte l’entreprise qui devient Tenreiro Moveis et change d’adresse en s’installant rua 8 de Março. La renommée de Tenreiro gagne la capitale économique et une nouvelle galerie est ouverte à Sao Paulo em 1953. La décennie des années 1950 est celle de l’essor du mobilier moderne brésilien : Zanine Caldas chez Moveis Z, Geraldo de Barros chez Unilabor, Hauner et Eisler chez Forma ; à la fin de la décennie, Sergio Rodrigues chez Oca et Jorge Zalszupin chez l’Atelier. Cette concurrence met en exergue les qualités et les défauts des meubles de Tenreiro : la complexité des dessins et le mode de production artisanal rendent les meubles de Tenreiro trop onéreux par rapport à la concurrence. En 1961, la galerie de Sao Paulo est fermée et la fabrique déménage de la rua 8 de março vers l’avenida Guilherme Maxwell, toujours dans le quartier de Bonsuccesso. Les années 1960 sont une lente agonie : les commandes diminuent régulièrement et les marges de l’entreprise sont rognées par l’hyper inflation brésilienne. En 1968, suite à une réforme des crédits aux petites entreprises, Tenreiro Moveis e decoracoes disparait au même titre que d’autres célèbres manufactures de meubles. Joaquim Tenreiro consacre le reste de sa vie à sa première passion, les arts plastiques.

"J'ai toujours été inquiet. C'est pour cela que j'ai reformulé les dimensions des meubles utilisés au Brésil, ils n'étaient pas confortables. J'ai défendu avec ardeur l'artisanat contre l'industrialisation qui rabaissait le mobilier."
"J'ai toujours été inquiet. C'est pour cela que j'ai reformulé les dimensions des meubles utilisés au Brésil, ils n'étaient pas confortables. J'ai défendu avec ardeur l'artisanat contre l'industrialisation qui rabaissait le mobilier."
"J'ai toujours été inquiet. C'est pour cela que j'ai reformulé les dimensions des meubles utilisés au Brésil, ils n'étaient pas confortables. J'ai défendu avec ardeur l'artisanat contre l'industrialisation qui rabaissait le mobilier."
"J'ai toujours été inquiet. C'est pour cela que j'ai reformulé les dimensions des meubles utilisés au Brésil, ils n'étaient pas confortables. J'ai défendu avec ardeur l'artisanat contre l'industrialisation qui rabaissait le mobilier."

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